Mardi 20 octobre 2009
Episode n°123 : Panne de coeur

Petit topo pour les nazes :
Anthony est célibataire depuis peu (2 épisodes quoi). Sandra, qui a plaqué Daniel pour Jérôme, se fait un peu chier avec celui-ci. Elle décide alors de faire une ballade en moto avec le rocker du Havre. C'est là que débute cette scène mythique que nous allons vous compter...


A peine le temps de sortir de Panam, Anthony et Sandra tombent en panne dans la dangereuse "province". Anthony lui promet que cette fois-ci, "il ne lui fait pas le coup de la panne".


Alors qu'Anthony galère avec sa moto (il parle au boulon), Sandra, qui n'en branle pas une, lui avoue que si "elle n'a pas le look garagiste mécanicien", elle a un frère "qui collectionne les motos"


Sandra admet en fait aimer le voir "transpirer et mettre la main dans le cambouis". Elle décide quand même de l'aider à nettoyer son jean.


Soudain coup de théâtre, deux loubards débarquent.


Mais oui, après une deuxième analyse, c'est bien Pierre Benoit Papa, l'assistant de réalisation, avec le foulard. Décidément, il va nous jouer tous les rôles de méchants.


Alors que Dupray demande un "ptit garage dans l'coin", les loubards se marrent :"t'as une gueule marrante toi".


Anthony a pas peur des menaces. Il veut montrer qu'il gère devant la gronzesse.


Et c'est parti ! Karaté kid la OH!


Premier round, Anthony WIN!


PBP en mode Némésis.


Oula Dupray nous sort 2 doigts vengeurs !


Tais toi femme, laisse les mâles s'expliquer entre eux.


Et c'est parti pour le show, Pierre Benoit Papa fonce dans l'tas


Le loubard sosie de Treiber, en profite pour se choper Sandra.


Anthony, l'homme en jean serré à la Chuck Norris, les massacre !


Notez que le brushing tient bon.


Ah on a parlé trop vite, Tony perd du terrain...


Pourvu que les méchants perdent


Alors qu'interviennent des bruitages de Mortal Kombat, Anthony met au tapis les loubards.


Allez hop', on remet le brushing!


"On se reverra"


"Ouais c'est ça"


Oh, il y a du dégât dans le dentier !


Putain de vent, le brushing repart en vrille!


Après la bataille, la femme soigne son homme.


Oula ça saigne, ça devient sensuel.


Attention, technique de drague Années fac : on écarte les cuisses et on montre le paquet à sa promise.


Il bande, le Dupray, devant la somalienne et ça le fait presque tomber de la bécane le con.


Mode lover : il lui prend la main.


C'était prévisible : la scène du baiser.


Mais... comme d'habitude, Anthony a des remords... après coup :"non j'peux pas faire ça à Jérôme (sic)"


Aurore se prend donc un vent, alors acte.


"Bon biiiiiin", on se casse.


Dernière tentation pour Sandra, Dupray à prendre en levrette.


On the road again.


Quelle scène, quelle violence, quel bordel de tourner une scène à l'extérieur.
Par Les sitcomologues - Publié dans : Article - Communauté : Sitcom AB
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Lundi 5 octobre 2009
"Alors les Jumelles en fait vous étiez quoi, plus... littéraires?"
Jean-Luc Delarue, Ça se discute 2008.

Les Jumelles Ever and Ever : The torture never stop

"c'est normal, on est jumelles"


Oh un article de la sitcomologie sur les Jumelles !

Toute sitcom pour adolescent qui se respecte se doit d'avoir dans ses personnages un freak, c'est à dire une créature à part à qui l'on pourra tout faire, et qui doit en théorie engendrer des situations comiques.
C'est le cas ici avec les Jumelles Ever, Christine et Stéphanie, qui incarnent dans Premiers Baisers les deux meilleures amies de Debbie, Suzy et Suzon.

L'idée de mettre de vraies Jumelles dans la sitcom phare s'inspire en fait d'une autre sitcom, Le Miel et les Abeilles, dans laquelle sévissent les frères Noël. Jean-Luc Azoulay décide donc comme il en a l'habitude de s'autoplagier et intègre sans vaseline Christine et Stéphanie dans la bande de Justine. Rébecca Dreyfus, qui doit remplacer Camille Raymond en tant que cousine est ainsi accompagnée de deux Jumelles, annoncées comme des "canons" et des "rigolotes". C'est pourquoi, dès leur arrivée, les gags et comiques de situation sur le fait d'être Jumelles s'enchainent, non sans lourdeur, toujours ponctués par un "c'est normal, on est jumelles".

"Suzon = bouton"

Fabien Remblier dans son livre témoignage (1) nous raconte les débuts poussifs des Ever : "Les Jumelles, que nous surnommions les "sœurs meringues" à cause de leur coiffure étaient américaines. Presque parfaitement identiques, il nous fut difficile de les différencier pendant longtemps. Nous mélangions les prénoms de la série et leur vrai prénom. Puis vint le moyen mnémotechnique très simple pour savoir qui était Suzy et qui était Suzon:
"Suzy = i = Christine à cause des deux i"
"Suzon = Stéphanie".
Restait à les différencier physiquement. Une longue observation permit de découvrir que l'une des deux avait un grain de beauté un peu gros sur le visage. Et pour tout le monde la solution était trouvée :
"Suzon = bouton", donc "Suzon = Stéphanie".



Isa face aux deux photocopies.

En effet, les blagues sur les Jumelles surviennent à chaque épisode. Stéphanie en rigole encore aujourd'hui : "Sur le plateau, on s'amusait beaucoup et on ne pouvait s'empêcher de faire des blagues. Une fois on a échangé notre place et personne ne s'en est rendu compte!"
C'est normal, elles sont jumelles.

Mais il faut avouer qu'elles étaient poussées par Jean-Luc Azoulay lui-même, comme le rappelle Fabien Remblier : "JLA s'est beaucoup amusé avec les Jumelles. Il adorait les faire parler ensemble, la première commençant une phrase, la seconde la terminant. Bien évidemment, sur le papier, ce type d'effet peut être drôle, mais à tourner au quotidien, c'est déjà moins évident. S'ajoutait à cela les problèmes de maîtrise du français et l'effet tombait à plat un coup sur deux."

"Il voulait nous apprendre le français, mais moi j'ai fait un blocage, je refusais de comprendre"

Il est vrai que les Jumelles ne sont pas vraiment pas aidées par le fait d'être étrangères. Stéphanie raconte comment elles sont arrivées en France : "En fait, notre père est né à Toulon et s'est installé en Floride à l'âge de 20 ans. Il voulait nous apprendre le français, mais moi j'ai fait un blocage, je refusais de comprendre (...). Puis nous étions inscrites à l'Université de New-York, mais ça devenait vraiment trop cher pour notre père. Alors nous sommes venues en France pour 6 mois, le temps d'apprendre à parler français et de prendre des cours de théâtre." (2)

L'amour de la comédie est ainsi bien réel chez les Jumelles, ce qui leur a donné une expérience non négligeable avant de tourner la sitcom : "A Miami nous habitions à côté d'un théâtre. Dès qu'il y avait un rôle, nous nous présentions à l'audition. L'avantage d'être deux, c'est qu'on pouvait alors jouer en alternance, l'une allait au théâtre pendant que l'autre allait à l'école."
C'est normal, elles sont jumelles.

Mais c'est au lycée que les Jumelles ont vraiment fait leurs débuts. Stéphanie se souvient : "Depuis l'âge de 15 ans, nous faisons du théâtre. Nous avons commencé à tourner avec une troupe qui jouait uniquement avec les enfants. Ensuite nous avons monté une comédie musicale sur Cendrillon. C'est Christine qui avait écrit les textes des chansons. Enfin je l'avais un peu aidée ! Déjà nous étions très connues à Miami, là où nous sommes nées. De cette expérience datent les premières lettres de nos fans ! Christine avait aussi écrit une série de sketchs au lycée international de Sophia-Antipolis où nous avons passé notre bac. Il nous fallait raconter la première guerre mondiale. Christine est persuadée que grâce à nous de nombreux élèves ont eu une bonne note bac en histoire.
Dans tout le lycée, on nous appelait les "Twinkles" (les deux étoiles qui scintillent). Les profs nous appelaient toujours comme ça et non pas par nos vrais prénoms ! D'ailleurs sur notre diplôme, notre pseudonyme est mentionné. On trouve ça génial!"

C'est normal, elles sont jumelles.

"Christine, c'est l'intellectuelle"

Si les historiens parmi les sitcomologues ont un doute concernant l'apport des Jumelles à une meilleure connaissance de l'histoire, force est de constater que Christine est la meneuse. C'est d'ailleurs pour ça que Stéphanie parle de sa sœur en ces termes : "Christine, c'est l'intellectuelle ! (sic) Ses amis sont très différents des miens. Ce sont tous des gens qui étaient avec nous au Cours Simon. Je commence seulement à les apprécier! Christine se sent beaucoup plus comédienne que moi. Elle est vraiment faite pour le théâtre et se voit parfaitement jouer de grands rôles classiques. Au cous Simon, elle était déjà la spécialiste de Musset, Racine... Et son copain, c'est un comédien qui rêve de devenir metteur en scène. Elle n'aime que les personnages tragiques et les pièces dramatiques, alors que dans la vie je crois qu'elle est beaucoup plus drôle que moi ! Christine a toujours eu le goût de la scène."


C'est normal on est jumelles !

Les Jumelles ont donc un CV léger, mais sont pleines d'ambitions lorsqu'elles débarquent en France. Avant de tomber dans les griffes de AB production, elles travaillent dans un cabaret parisien. Elles y font un double travail : elles chantent et elles servent les bières : "Pendant deux ans, toujours ensemble, on s'est prises pour Madonna, Marilyn Monroe... sur la scène d'un cabaret parisien. C'était une expérience plutôt amusante mais aussi assez fatigante parce qu'on était en même temps serveuses. Chanter, c'était génial mais servir pas top! On en avait assez alors on est parties." (3)

Arrivées lors d'un casting, les Jumelles n'ont pourtant failli jamais connaitre la joie de travailler dans la Maison du Bonheur : "Au début quand on est arrivé au casting, on savait qu'ils cherchaient des jumelles. Mais la femme au téléphone nous a dit qu'on était trop âgé. Mais on leur a dit qu'on faisait jeune et on est allé la voir." (4)
Si les sœurs Ever ont la chance de paraitre jeune et de ce fait de pouvoir incarner des adolescentes de 14 ans, elles ont un autre désavantage : "Je me rappelle le premier jour, quand on a fait le casting, Monsieur Jean-Luc Azoulay nous a demandé si nous étions américaines. Il a trouvé ça dommage et nous a dit qu'il allait nous rendre australiennes. Parce qu'il y avait déjà Rachelle dans la série Hélène et les Garçons, ça faisait trop américain, il fallait changer."

"il faut le reconnaitre, que les Jumelles ne sont finalement pas si belles que ça"

Les sitcomologues rajouteront aussi que dans la continuation de l'histoire des Girard, inaugurée par l'arrivée d'Australie de Justine, la nièce de Framboisier, les Jumelles se retrouvent australiennes, ce qui franchement, ne pose de problèmes à personne, et surtout pas au public français. En réalité, on peut se demander ce que représentait l'Australie dans l'esprit de JLA ? Probablement un pays bizarre et que le public ne connaissait à vrai pas vraiment, Hartley Cœurs à Vif et les essais nucléaires de Chirac devant attendre pour dévoiler la culture de ce grand pays.

Ce qui peut confirmer l'hypothèse de la nature lointaine et fantasmée de l'Australie, c'est la folie qui sa se dégager peu à peu des Jumelles au fil des épisodes. Les Ever, très mal habillées, même pour l'époque, ne vont cesser de faire des références à leur pays, prétexte à des situations cocasses. Les Jumelles se jettent sur tous les garçons, "parce que c'est comme ça qu'on fait en Australie", préparent des plats pseudo-traditionnels qui font vomir les autres, fabriquent des gris-gris que "tout le monde possède en Australie"...etc.
C'est normal, elles sont jumelles.


Fucking ugly twins

Finalement, peut être lassé par cette avalanche de gags, et par, il faut le reconnaitre, que les Jumelles ne sont finalement pas si belles que ça, JLA décide de les virer de la série en compagnie de Rébecca Dreyfus lors du retour de Camille Raymond.

"Pour une fois on entendait quelque chose de nouveau chez AB"

Toutefois, les Jumelles ne résument pas à leur condition de Suzy et Suzon. Ce sont aussi des chanteuses, comme le note Fabien Remblier : "Les Jumelles, comme les autres, chantaient. En fait, elles avaient même commencé à chanter avant de nous rejoindre et leur producteur flairant le bon coup en profita pour faire sortir sur leur single sur l'un des labels d'AB. "Rose" fut le premier titre de l'album à sortir en single. Pour une fois on entendait quelque chose de nouveau chez AB."

Rose rose rose...

Cette nouveauté, c'est aussi et surtout que ce ne sont pas JLA et Gérard Salesses qui sont aux commandes. Le single Rose est écrit par une personnalité mystérieuse et discrète de la chanson française, mais influente, Jay Alanski (5). Ce producteur belge est notamment celui qui a lancé Lio avec le célèbre tube Banana Split. D'ailleurs la chanson Rose aurait largement pu lui être destinée.


Ah c'est sur que c'est coloré...

"d'ailleurs Michel Drucker a dit que Rose serait un tube"

Pour les Jumelles, Rose est l'aboutissement de leur plus grand rêve de jeunes filles et le début de folles espérances : "Rose est le titre phare de l'album. Tout est rose, avec un dragon, des anges en or jettent des pétales de rose. Il est très coloré et romantique, et nous sommes habillées par Chantal Thomass. Le rose est une couleur que nous aimons beaucoup. C'est une couleur flatteuse et qui représente l'espoir. Tous les copains qui ont vu le clip ont adoré cette "ambiance rose". Ce fut beaucoup de travail, mais très excitant à faire (...), d'ailleurs Michel Drucker a dit que Rose serait un tube". (6)
C'est normal, c'est Michel Drucker.

Le problème reste que le single des Jumelles passe relativement inaperçu, comme le rappelle l'auteur des Années Sitcom : "Le succès commercial ne fut pas au rendez-vous. Leur promo se limita à quelques passages télé, l'essentiel ayant lieu dans le Club Do et au Jacky Show."


ça fout la trouille hein ?


Contrairement aux apparences, ceci est un live dans les Années fac pour fêter le retour de Jérôme de l'hôpital. Le pauvre.

Pourtant un deuxième album vit le jour, cette fois-ci sous l'égide de JLA qui entendait surement reprendre le dossier en main. Les Jumelles font ainsi parallèlement leur grand retour surprise dans Premiers Baisers. Elles ont grandi, et leur image aussi : "On est très contentes car notre rôle a évolué. On a changé de look, on ne porte plus nos robes à pois ou à fleurs !On a aussi des copains et ça c'est plutôt bien ! Moi je sors avec Anthony et Suzon avec Fabien, mais ce n'est pas pour toujours ! On fait des tests pour savoir qui embrasse le mieux. Dans la série on a enfin un appartement à nous et on gagne de l'argent en chantant. On fait des cadeaux à nos amoureux. La vraie vie quoi !"

"deux garces perverses"

Il est vrai que les Jumelles sont un peu moins gamines que lors des débuts. Mais ce n'est pas pour autant que leurs personnages gagnent en consistance ni en profondeur. Contrairement à ce qu'elles affirment, elles n'ont jamais eu leur propre appartement, mais squattent comme d'habitude chez les Girard. Si elles ont en effet des petits amis, leurs relations se limitent à de violents bisous bouches serrées contre bouches serrées, comme pour mieux marquer le dégout ressenti par Anthony Dupray et Jérôme Fuselier. De plus les gags n'évoluent pas, et les Jumelles s'amusent comme deux garces perverses, comme par exemple à échanger leurs copains respectifs lors de défis scabreux. Enfin on ne s'étendra pas sur leur période "hippie", ni sur leur numéro de chant et de danse en compagnie d'Ary sous la "direction artistique" d'Annette.
C'est normal, elles sont jumelles.


On comprend pourquoi Azoulay les compare à la famille Adams...

Quoiqu'il en soit les Jumelles, malgré leurs échecs et leur nullité latente, gardent le moral et l'album qui sort va être censé nous mettre "Un peu de bonheur dans nos têtes".



Les Jumelles racontent la genèse du disque, en commençant par la pochette : "On espère qu'il va mettre un peu de soleil dans l'hiver. Je crois que ce disque est à l'image de sa pochette, printanier. Nous sommes très contentes de cette photo, même si la séance a été un peu longue. On a d'abord acheté des kilos de marguerites avec Bertrand, notre agent. On préfère les tulipes, mais ce n'était pas la saison ! Arrivés au studio-photo, nous avons dû couper chacune des tiges, ensuite nous nous sommes allongés par terre. Le plus dur a été de ne pas bouger ! Je ne sais pas si j'aimerais recommencer ! (...), l'histoire du disque est aussi l'histoire d'une rencontre très sympa : Emmanuel. C'est un ami de Valérie Malignon, Marie dans le Miel et les Abeilles. Nous nous sommes vus au spectacle d'Hélène, l'hiver dernier au Zénith. Le courant est tout de suite passé entre nous et voilà. C'est super. Les mélodies nous plaisent autant que les paroles. C'est dans un style totalement 70's, une musique qui nous correspond parfaitement."

"lorsque nous écrivions en français, cela donnait un texte plat, à la limite du bêta"

Toutefois le succès n'est encore une fois pas au rendez-vous. Pourtant, avec une chanson comme Seuls les Bonbons Mentent, single présent dans la légendaire compilation Génération AB, on ne comprend pas pourquoi. Peut être que les Jumelles avaient un début de réponse, sans vraiment sans rendre compte : "Nous nous sommes aperçues que lorsque nous écrivions en français, cela donnait un texte plat, à la limite du bêta ! Encore une fois, on remercie de tout cœur Emmanuel, qui a su traduire exactement ce que nous voulions. C'est le rêve !"


Un pett peu de fausses notes aussi...

Un début d'explication surement. Mais un autre est celui des chorégraphies, honteusement bâclées sur chaque clip malgré les déclarations optimistes des Jumelles : "Nos chansons bougent aussi et on ne peut pas rester aussi raides que des piquets derrière notre micro ! Alors on danse. On a beaucoup travaillé et à la fin des cours, nous n'étions plus que des courbatures ambulantes !"

Unique au monde, un medley de 2 chansons !

"se faire lyncher par le public, qui plus est norvégien"

C'est lors de la tournée en compagnie des autres "chanteurs AB" que les Jumelles connaissent les moments les plus difficiles de leurs carrières de chanteuses. Faire la première partie d'Anthony Dupray, qui est lui-même la première partie de Christophe Rippert, qui est lui même celle d'Hélène Rollès est déjà a priori difficile. Mais se faire lyncher par le public, qui plus est norvégien, restera à jamais dans la mémoire des Jumelles lors de la tournée européenne du Jacky Show : "Pour nous, les 3 concerts de Bergen ont été très différents de ce que nous avions vécu à Berçy et pendant la tournée. Le public ne nous connaissait absolument pas et il nous a reçu, le premier soir, avec une certaine réserve. En plus nous pensions que c'était une très bonne idée de chanter "Da doo ron ron", puisque c'est le générique d'une émission très connue en Norvège. Eh bien nous nous étions trompées. Un vrai flop ! Ils ne comprenaient rien car nous chantions trop vite (sic). On est sorties de scène au bord des larmes. Heureusement que le lendemain c'était mieux et le troisième soir aussi ! Nous avons chanté plus lentement en mettant une point d'accent français dans notre anglais. Et tout le monde a chanté avec nous. Dès le lendemain, les gens nous demandaient des autographes dans les rues de Bergen. Cette expérience nous a appris beaucoup de choses sur les réactions du public et sur nous-mêmes." (7)


Alors c'était bien la Norvège ?

"Jean-Luc devait considérer qu'elles étaient asexuées, tout comme il les considérait comme une seule entité."


Dur dur les rateaux.

Avec la fin de Premiers Baisers, on peut se demander ce qu'allait faire JLA de ses Jumelles. Alors que de nombreux téléspectateurs pensaient qu'elles allaient gentiment repartir en Floride, c'est tout le contraire qui va se passer. Fabien Remblier offre sa version de l'histoire des Jumelles : "Tout comme Annette, les Jumelles subirent à peu près tout ce qui est possible de faire subir sur une série pour ados. Tout sauf une chose. Lors du passage aux Années Fac, alors que tous les personnages avaient dépassé le stade des bisous et que nous ne comptions plus les scènes de réveil à deux dans un lit qui suggéraient ce qui avait pu se passer avant, les Jumelles furent les seules à ne pas avoir de petit ami. Jean-Luc devait  considérer qu'elles étaient asexuées, tout comme il les considérait comme une seule entité."

Les propos de Fabien sont durs, mais exacts. Il est vrai que les Jumelles ont pu parfois avoir des petits amis, comme Marc et Jean, mais elles sont la plupart du temps célibataires, ou mal accompagnées (Ary et Serge). Par contre, ce sont les seules à vraiment travailler, en tant que serveuses de l'Alfredo's Café. Comme souvent avec JLA, la fiction rejoint la réalité et les Jumelles revivent à travers les Années Fac leur vraie vie d'avant les tournages AB. Et pour enfoncer le clou, JLA prend un malain plaisir à montrer nos chères Jumelles exploitées par un patron qui ne connait apparemment pas les lois sociales françaises, et surtout manipulées par des producteurs véreux. Ainsi, jamais les Jumelles ne connaissent la réussite, jamais elles n'ont de relations sérieuses, et se voient même virées de chez Alfredo's pendant un temps.


Les Jumelles avec Marc et Jean. On se limitera aux bisous... ouf !

Finalement, les Jumelles reviennent, et restent serveuses jusqu'à la fin de la série. JLA persiste dans les Années Bleues, car on peut y voir dans un unique épisode les Jumelles jouer les serveuses dans le Cyber Café. A croire qu'elles ne pouvaient pas faire autre chose.
Peut être parce que tout simplement, elles sont jumelles.

"Des adolescents pouvaient être très agressifs, nous sortaient des gros mots, nous disaient : vous êtes des débiles"

Au final, que retiennent les Jumelles de leur expérience chez AB ? Invitées par Jean-Luc Delarue dans l'émission Ça se Discute, elles affirment tout d'abord que cette époque est très lointaine. Revoyant les photos de Premiers Baisers, elles affirment non sans mauvaise foi : "ça fait 10 que j'ai pas vu ça, pas même pensé à ça (...), ça fait bizarre, c'est une autre vie, c'était il y a très loin".


Les Jumelles chez Delarue. Tiens, y aurait t-il pas eu un tit coup de bistouri depuis le temps ?

Mais les Jumelles affirment quand même en avoir gardé un bon souvenir, surtout vis-à-vis des fans, très jeunes à l'époque : "Les enfants nous adoraient, surtout les petites filles. Elles nous amenaient des fleurs, venaient avec leurs copains".
Par contre, elles n'oublient pas le comportement de certains : "Des adolescents pouvaient être très agressifs, nous sortaient des gros mots, nous disaient : vous êtes des débiles. Mais ça nous dérangeait pas, c'était une série, on savait que c'était juste des personnages. C'était vraiment pas moi. On avait 22 ans avec le premier épisode".
Lorsque Jean-Luc Delarue insiste sur la délicate question de l'image sitcom AB, les Jumelles assument : "On était au courant que si on faisait des séries AB il y allait avoir des problèmes au niveau de notre image. Juste le fait d'être jumelles. On savait que jouer séparément, ça n'allait pas être pour tout de suite. Mais on avait envie, ça nous a fait vraiment plaisir".

Aujourd'hui les Jumelles ont pris des chemins différents. Déjà à l'époque, Christine affirmait que : "La liberté pour moi, c'est vivre sans Stéphanie".
Difficile d'être jumelles et de travailler ensemble, surtout dans la comédie. Désormais (8), Stéphanie vit à Levallois avec ses deux enfants et son mari, où ils tiennent ensemble un restaurant, "O Restaurant". Christine, elle est agent artistique à New-York, elle s'occupe de comédiens pour des pubs et des voix off. Elle est maman d'un enfant.
Parce qu'elles sont jumelles.


Stéphanie Ever en 2008. Oh que oui qu'il y a eu du bistouri...

1- REMBLIER Fabien, Les Années sitcom, Mediacom, Paris, 2006
2- http://everandever.free.fr/
3- http://lesstarsab.free.fr/index.htm?/pbaisers/ever.htm
4- www.youtube.com/watch?v=UCQwxg5bSAs  -
Les jumelles Suzy & Suzon : Dorothée Magazine n°173 / 5 Janvier 1993
5- http://www.evene.fr/celebre/biographie/jay-alansky-29960.php
6- http://heleneetlesgarcons.actifforum.com/les-acteurs-des-autres-series-ab-f19/articles-de-presse-divers-series-ab-t1055.htm?highlight=presse
7- Ils font chanter la Norvège : Téléclub Plus n°34 / Juin 1995
8- http://www.quesontilsdevenus.net/fiche,203.html
Par Les sitcomologues - Publié dans : biographie - Communauté : Sitcom AB
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Dimanche 20 septembre 2009
Une variante horrible est arrivée : Filip Nikolic des 2be3, de Pour Etre Libre, de Brigade Navarro est mort.
Les sitcomologues saluent l'homme. Un nouveau blog frère, le blog de la Culture inavouable, nous offre un bel hommage.
Extraits :



Né le 1er septembre 1974 à Saint Ouen (en Seine-Saint-Denis c'est dla bombe bébé), il débarque dans nos oreilles en 96, à la tête des 2be3, le boys band français qui a vendu le plus de disques.  L'inévitable fin du groupe advenue, il se lança dans une carrière d'acteur: un flop avec Dennis Rodman Simon Sez, puis un rôle dans Navarro/ Brigade Navarro. Mais son plus grand rôle fut celui de... Filip.




Pour Être Libre, Sitcom culte



En pleine gloire, contactés par monsieur Jean-Luc Azoulay pour mettre en scène leur vie avant la gloire, les 2be3 entreront dans la légende grâce à la sitcom Pour Être Libre. La retranscription presque fidèle de leur vie de jeunes bacheliers qui dansent à la MJC de Lonjumeau, vivent leurs premiers émois amoureux et leurs premiers jobs en attendant de devenir des stars, le tout au milieu de jingles cultes, de scènes de réveils psychédéliques et de chorégraphies ratées trouvera son public , composé des fans, mais aussi des amateurs de nanards hallucinants et autres dépressifs, attirés par l'effet "valium naturel" du produit crée par Ariane Carletti.


"Franck? Quel abruti celui là!" dixit Filip

Dans la série, si Adel et Franck restent évidemment au coeur des intrigues, Filip en profite pour réaffirmer sa position de leader.  Et pas toujours de leader sympathique: il traite Franck d'abruti, fait culpabiliser Adel parce que ce dernier préfère travailler pour aider financièrement ses parents au lieu de partir en vacances (et pire que tout, il fait ça en muant!), etc... Les sitcomologues et lecteurs du blog de la sitcomologie le savent désormais: si Filip était représenté dans la série comme un connard c'est que c'était un connard. Ceci est une règle azoulesque à laquelle on ne connait pas encore d'exception.


Filip, le connard.


Filip pas content

Car oui, connard il était! On se souviendra de son passage dans l'émission Fort Boyard, et du harcèlement sur Franck parce que celui-ci avait peur de sauter à l'élastique. On se remémorera également ce reportage où Filip dépasse tout le monde dans la file d'attente d'une discothèque, ricanant et déclarant sans gène au reporter que c'était l'un des avantages de la célébrité. Il y a eu aussi cette interview dans Star-Club où il se moquait des "gros" qui débarquaient dans les salles de sport en avril, en prévision de l'épreuve du maillot, alors que lui et ses deux sbires  s'entraînaient toute l'année. Sans compter dans Pour Etre Libre, la séquence où il embrasse Sevy sans faire semblant, en la serrant de près. Sevy la femme de Franck, en vrai. Oh et cette épisode où Filip se moque (en muant et d'une façon très crade) d'un styliste efféminé, alors qu'un acteur AB nous a confié l'avoir surpris, lors d'une fête de prod, le pantalon baissé devant un assistant à genoux (et bouche grande ouverte).


Filip sans assistant à genoux

Et oui, Nikolic en pleine gloire c'était aussi tout ça. Il serait malhonnête de négliger ce côté tout ça parce qu'il est mort.


Après la gloire-Never Gonna Give You Up?

Les 2be3 allaient disparaître rapidement, tout le monde le savait c'était inévitable.
Depuis, Franck est visible sur myspace, racontant qu'il fait des footings avec Aziz (du Loft. Ceci n'est pas une blague). Et Adel... On ne sait pas trop. Le seul qui, finalement, pouvait sérieusement espérer une carrière solo, c'était bien Filip:acteur moins médiocre que ses deux compères (il débitait son texte avec un certain naturel), acrobate (on ne peut pas parler de danseurs pour les 2be3) moins mou, il eût quelque espoir du côté de la comédie: le film avec Denis Rodman ( le gif de la course avec Filip dans un caddie fut très prisé sur le net mais le film fut un flop), le rôle de Boldec dans Navarro et plus tard Brigade Navarro aux cotés de notre ami Anthony Dupray. Brigade Navarro fut déprogrammée faute d'audience, plongeant dans le désarroi le plus total un mec fort comme Dupray, contraint pour manger de s'inscrire dans une boite d'événementiel en tant qu'  hôte d'accueil.


Filip et Anthony: starsoubliées.com?

Je me demande si on arrive à imaginer ce qu'a pu être cette chute pour un mec comme Filip. A l'époque bénie des tubes des 2be3, les quolibets qu'il subissait étaient gommés d'un revers de la main par les avantages de la célébrité: cul, pognon, et surtout adulation. Quand les avantages ont disparu, les quolibets, eux, ont perduré. Cruel. "There's no business like show business", pas vrai Filip?
La fin fut très "Monroe".Addiction, cachets. Adios.

Partir un jour sans retour

Voilà la blague du moment. Cette référence vaseuse au premier tube du groupe, j'ai voulu être la première à la faire (par textos, donc). Parce que oui, nous, sitcomologues, nanardeurs et amateurs de tout poil, continuerons à rire de notre serbe favori. Comme avant. Ce qui n'empêche pas qu'il nous manquera, et qu'on aura toujours une petite pensée émue pour lui. Partir un jour sans retour, mais peut être un peu trop tôt, sale con!

Pour lire l'article dans sa version intégrale : Filip Nikolic dans la culture inavouable
Par Les sitcomologues - Publié dans : Article - Communauté : Sitcom AB
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Mercredi 16 septembre 2009
"Le soupir est ce qui lie l'esprit au corps, le passé au présent. Il est cette chaleur intérieure qui ne peut se suffire d'un seul être".
Allan Théo.

Allan Théo, le boy band en solo, est une des plus grandes stars des 90's. Les sitcomologues se sont intéressés à son cas, depuis son retour fracassant en 2007 sur la toile et sur son passé lié en partie à AB Production.
Entretien sans tabous avec Allan, dieu du sexe et du rock'n'roll.


Welcome in the 90's

« tout ce que je faisais était pour me préparer à être reconnu »

Allan Théo a toujours voulu être une star. Quand on lui demande ce qu’était sa vie avant la starification, il nous raconte: « j’avais la sensation d’être toujours dans l’attente. Je travaillais pour gagner ma croûte toujours dans l’optique de faire autre chose. C'est-à-dire que je ne me suis jamais impliqué dans un travail, je n’ai jamais eu de plan de carrière autre que dans le domaine artistique. Autant te dire que c’était long. Sinon, tout ce que je faisais était pour me préparer à être reconnu et vivre de mon activité artistique ».


Mini Allan

En effet, on peut lire dans sa biographie officielle qu’Allan était un peu perdu lors de son adolescence: « après avoir choisi mes études en ouvrant le journal à la page offres d’emploi, je me rends compte que le Commerce International n’est pas fait pour moi ».
Allan est alors un gars (presque) normal: « bah dans les années 90 je faisais du skate board et du BMX (que je montais à partir de bouts de vélos abandonnés dans mon garage à vélos), je sautais sur toutes les gazelles qui passaient dans le coin. Je volais des desserts à la cantine du Lycée. J'avais la cassette de pum up the Jam dans mon walk man avec des écouteurs oranges. J'me foutais d'la gueule de mon meilleur pote avec ses T-shirt de Sepultura. J'passais des journées sur des pianos. Je faisais du théâtre rien que pour les scènes du baiser. Les potes venaient me chercher le samedi à midi au bahut pour aller au ski. J'allais danser dans les soirées étudiantes. J'allais en boîte en stop en espérant être hébergé par l'habitante au retour. On tirait à la courte paille pour savoir qui allait voler la grille de four de ses parents (et donc se faire massacrer au retour) pour faire une bonne grillade dans la montagne... ».

Heureusement pour lui, alors qu’il traîne sur les plateaux de télévision, il a la chance de tomber au bon endroit sur la bonne personne: « je postulais pour un boulot de groom sur les plateaux de Jacques Martin pour avoir de quoi bouffer en dehors de mes cours (cours de Jazz subventionnés par les Assedics pour être prof). Celui qui m’a reçu était le programmateur de l’émission. Le projet 2be3 lui était passé sous le nez. Tous ses petits copains se faisaient un max de tunes avec les boys bands.  Je suis arrivé, il a lu mon CV, m’a fait passer une audition le soir même et j’étais le 1er de son projet de duo. Sauf que EMI (la maison de disque) n’a voulu que moi. On m’a dit : « On met quoi comme nom sur la pochette du single ? » j’ai répondu « Allan Theo » et voilà ».

« Rien ne sera jamais plus comme avant »

C’est de cette façon qu’Allan est entraîné dans la vague Boy’s Band, un an après le raz de marée 2be3. Allan Théo enregistre un méga tube, Emmène Moi, qui cartonne au top 50. Allan est partout, dans le cœur de toutes les minettes. Sa vie change alors du tout au tout: « ce qui a changé dans ma vie avec le succès ? Avoir si souvent dit : « je le ferai » et le faire c’est une sensation indescriptible et ta place parmi les autres s’en voit complètement transformée. Parce qu’en général les rêves, on ne les concrétise pas. Tu penses bien que les gens, ton entourage, même ta famille qui parfois doutais t’a vu « Le Faire ». C’est une lame de fond qui retourne les cerveaux. Rien ne sera jamais plus comme avant. Toutes mes relations sont teintées de cette histoire. Quelqu’un qui m’aborde pour la première fois et qui sais ce que j’ai fait aura des a priori, forcément. S’ils sont négatifs, tu passes pour un ange, le mec qui se la joue pas. S’ils sont positifs, il va vouloir imposer sa personnalité, même dénigrer ce que j’ai fait. A partir de là tu passes aisément pour le mec simple qui a des choses à dire alors que sans ces a priori on t’aurait considéré comme quelqu’un de banal. Je pense que malgré tout, il y a une sorte de respect et ce malgré les tentatives de dénigrement parfois violentes. Personnellement, j’en retire une grande force. Aujourd’hui, si j’ai un projet, si j’ai un rêve, je ne pense pas que c’est possible. Je le sais ».


A star is born

On le voit, Allan est indéniablement différent des autres boy’s band écervelés. Mais il connaît le même sort que ses congénères, obligé de se plier au système, sans aucune marge de manœuvre ni possibilité de recul sur ce qu’il vit: « les débuts de l’aventure Allan Theo ressemble à sa fin. C'est-à-dire que le producteur voulait tout contrôler, c’était maladif. Seulement, il n’était pas musicien, il n’avait d’ailleurs aucune expérience dans le monde de la production musicale si bien qu’il a dû lâcher du lest et déléguer. Quand ça a cartonné, il est revenu à son état premier de dictateur. Et je me suis cassé ».

« Des cris, du succès »

Allan est alors un véritable produit commercial. Il enchaîne quelques succès : l'espganole Sonar et la délicieuse Lola.
Tubes désormais mythique pour soirées à thèmes loose sur youtube, l’album d’Allan Théo, qu’il a écrit lui-même, ne restera pas dans les annales.
Allan résume sans aucune aigritude ses années à lui: « définir une star dans les 90’s ? Pour ce que j’en ai vécu. Des cris, du succès. Des mouvements de foule, des rues bouchées devant les studios de télé. On se croise, pas besoin d’en parler, on est tous sur le même bateau, on fait notre taf et on nous couve comme la poule aux œufs d’or. Dans le secteur boys band. Une petite compétition mais rien de bien méchant. Je ne pourrais pas vraiment t’en dire plus, je suis plutôt du genre ours. Je ne suis jamais sorti, je n’ai jamais fréquenté ce milieu en dehors des plateaux de télé ».


C'était sympa de signer

Allan n’a ainsi jamais vraiment été un people, comme peuvent l’être certains chanteurs actuels. Néanmoins il juge sans complaisance le phénomène boys band auquel il a participé de près ou de loin: « le parcours des Boys band : comme tout projet purement commercial, les producteurs vont l’user jusqu’à la corde ; on voit d’ailleurs que la plupart des émissions de télé qui remplacent les émissions de variétés usent leur concept jusqu’à l’asphyxie. Pour ce que j’en sais, les membres étaient assez conscients de ce qu’ils faisaient. L’argent étant le principal moteur de leur carrière mais je te rassure, il y a des artistes très connus qui n’en ont rien à foutre de ce qu’ils chantent… (Véridique, j’ai travaillé en coulisse avant d’être devant). A partir de là, toutes les parties étant dans cette optique, pas d’évolution possible. C’est aussi simple. Ça marche puis ça s’arrête. J’ai été en procès pour avoir osé rencontrer des compositeurs qui ne m’étaient pas imposés ».

Allan nous emmène à la fureur d'Arthur ! Back to 90's !

« j’ai fumé beaucoup plus de pétards de skunk de premier choix à cette époque »

Mais les souvenirs sont tout de même souvent bons pour Allan. Il a eu la possibilité de vivre des choses dingues, comme lors du Dance Machine à Lyon, l’émission de Charly et Lulu: « ouais le dance Machine à Lyon c'était un truc de dingue ! Y'a un moment y'avait tellement de monde sur la voiture qu'on voyait plus dehors, que des mains, des têtes écrasées. La voiture était bonne pour la tôlerie une putain de Mercos en plus, le chauffeur était dégoûté! ».

Allan ne connaît toutefois pas les soirées destroy que vivent d’autres stars à la même époque: « la drogue ? Je n’y ai pas beaucoup été confronté. Sans doute d’ailleurs parce que j’étais un ours. Mais il est clair que j’ai fumé beaucoup plus de pétards de skunk de premier choix à cette époque ».

Ils étaient très bon les pétards d'Allan en effet.

Et quand les gens viennent lui parler encore aujourd’hui de cette époque, il garde le sourire et en rit plus que jamais: « moi j'aime bien des gens qui m'appellent "boy band" ça prouve que je suis toujours en forme ».

Allan Théo finit par disparaître de la surface terrestre presque un an après avoir enregistré Emmène-moi. Son dernier plateaux télé reste le Qui et Qui ? spécial célébrités, présenté par Marie-Ange Nardi.
Mais l’état d’esprit Allan a déjà changé, il commence à se lasser. Lors de l’émission, on le voit faire la gueule ouvertement. Allan s’en souvient encore aujourd’hui, et notamment de sa prestation de Sonar avec des danseuses africaines: « ouais je sais j'en avais déjà entendu parlé à l'époque "Tu pourrais faire un effort quand même !" le pire c'est que j'avais fait un effort. Putain j'étais vraiment trop con à l'époque (…), bah en fait je me suis fait avoir par David Douillet qui a dit qu'il pensait que je faisais de la danse africaine quand j'étais jeune... Alors qu'il savait très bien que c'était du Trampoline (hé ouais complètement conne cette émission de merde) bref, je me suis retrouvé à faire de la danse africaine avec 8 nanas sur le plateau... J'en aurais bien fourré deux ou trois d'ailleurs... ».

Solo quiero sonaaaaar, lalalalalalalala

« je commence à me faire chier grave »

La fin d’Allan Théo boy band est subite: « une fois sur scène, passée l’euphorie, je commence à me faire chier grave, je décide alors d’arrêter les conneries mais du coup, on me colle un procès pour non respect de contrat ».
Mais contrairement aux autres boys band qui sombrent dans la facilité de la dépression (Gérald des G-squad) ou dans le fanatisme religieux (Steven des Alliage), Allan se fout de tout et sort un album: « Au bout d’un an et demi, je suis libre. Pendant ce temps, étant donné que je ne peux signer nulle part, j’autoproduis mon deuxième album (Soupir) avec des titres perso, une vraie délivrance. Aucune maison de disque que je contacte n’en veut : « pas assez commercial mon fils ! ».

Allan est alors seul au monde, lâché par le milieu du show biz qui ne l’a jamais vraiment intégré. Il doit alors se reconstruire, vivre une vie normale de travailleur. Il devient agent de change dans une banque, et continue la musique en passionné.

Mais Allan ne cède pas à la facilité, il veut faire la musique qu’il aime. Comme il le rappelle dans sa biographie, il a été « élevé aux sons des Doors, Pink Floyd et autres Sex Pistols par mon père et à ceux de Diana Ross, Donna Summer et autre Barbara Hendricks par ma mère, j’ai abordé la musique par la flûte de pan vers l’âge de 13ans. Ouais je sais ça n’a rien à voir ! Puis je suis passé au piano Jazz, grâce notamment à M. Keith Jarrett et à son putain de Kholn concert qui tue sa mémé ! Enfin, j’ai commencé à écrire des chansons « pour se pendre » vers l’âge de 15 ans. Et monté des groupes de jazz fusion expérimental avec des morceaux bien compliqués parce que c’était mieux ! ».

Allan Théo fera désormais du rock, après un long exil sur les scènes musicales du Québec: « de retour en France, je rencontre Antoine, il me permet d’aller plus loin dans ce son rock qui m’attire, j’intéresse un producteur, nous faisons mon troisième album : THEO. Je commence à écouter des trucs que ma mère, elle-se-suiciderait-si-elle-entendait-ça (les Rage, Soulfly, Deftones…). J’essaie au maximum de cacher mon nom sachant qu’il est connoté dans les médias. L’album est signé chez un label indépendant qui ne sait pas vraiment quoi en faire : « pas de réseau radio mon fils ».


Le rock français a trouvé son sauveur !

« Beaucoup de rage, de choses à me prouver artistiquement »

Allan finit par monter un groupe, le rêve de sa vie. Il est un tout autre homme désormais: « Pendant des années j’ai été dans la rébellion. Beaucoup de rage, de choses à me prouver artistiquement. Faire le gendre parfait à la télé c’est facile. Convaincre des musiciens à jouer ta musique quand tu n’as plus de maison de disque, et que tu es un « chanteur à minettes » c’est autre chose. Il m’a fallu beaucoup d’étapes à franchir pour en arriver où j’en suis. On ne me voit plus. J’enregistre mon quatrième album. Mon parcours dans le milieu indé n’a rien de fulgurant mais j’ai remporté beaucoup de victoires. Ma rage n’est pas partie. Je pense que je l’ai juste étouffée pendant mes années de célébrités. Maintenant je la savoure, un vrai délice derrière un micro. Et j’y crois toujours ».

C’est le début de l’ère du Théo Group, avec de vrais musiciens et de vraies performances scéniques. Allan monte un site internet, et se permet de lancer une série de vidéos sur youtube, les Allan Théo is Back, afin de refaire parler de lui, sur le ton de la dérision évidemment!

Allan is back. Et il est taré!

« Dix années pour arrêter de cacher mon nom »

Le single Et l’on vit lance l’album, qui rencontre un succès d’estime, sans le soutien d’un seul média. Beaucoup découvrent alors Allan, un Allan loin de l’image télé, un Allan rock’n’roll et… drôle, incontestablement. Sa musique est inspirée par la scène néo-métal, des groupes comme Celldweller, Deftones ou encore Mass Hysteria.


Un album incompris, encore un.

Le groupe permet à Allan de prendre confiance en lui, et de vivre enfin une vraie expérience rock: « pendant ce temps je monte le THEO-GROUP avec Réjane à la batterie, Sébastien à la basse. En 2006, 2007 on se fend la gueule sur scène dans des petits cafés. On joue même à Solidays en tant que découverte jeune talent. Mais je sens bien qu’il n’y a pas vraiment d’énergie de groupe. Le goût des petits concerts s’essouffle et je décide d’arrêter le groupe au grand soulagement de ses membres ».

Allan en live rock'n'roll

La fin du groupe est annoncée sur le forum d’Allan Théo. Le doute s’installe chez les fans: que va devenir Allan ?
Heureusement, Allan ne se décide pas à lâcher l’affaire et décide de continuer en solo, sous son vrai nom, Allan R: « il m'a fallu dix ans. Dix années pour arrêter de cacher mon nom, ne pas essayer de monter un groupe pour qu'on ne sache pas que je suis dedans, qu'on ne sache pas que c'est "Allan Theo" qui écrit les chansons et s'égosille en studio ou en concert. Bah voilà, c'est fini.
Il est clair que je ne serai jamais accepté dans le "monde" merveilleux du rock avec tous ses codes et ses lieux communs qui rendent ce milieu encore plus formaté que ce qu'ILS nomment péjorativement : La variet'
D'un autre côté, étant donné l'incompréhension totale de toutes les personnes que je connais dans ce milieu de la variété, il est maintenant évident que je rentre plus dans ces codes là non plus, le moindre concert qu'on me propose, c'est pour chanter Emmène-moi...
Ou on me dit : tu nous piques une crise là ! Alors tant pis ou plutôt : Tant mieux ! Je vais faire de la musique sans me demander si ça va plaire aux radios, aux télés, aux maisons de disques, aux rockers, aux branchés... Avec tous ces événements passés, je suis encore plus excité qu'avant. Écrire mes chansons, les arranger et les balancer sur scène, c'est un plaisir inouï, j'avais oublié ou peut-être jamais vraiment connu cette extase dans toute sa simplicité, dans toute sa puissance, primale.
Je vais tenter de suivre mon instinct, et rien que lui. Alors que je vous écrit, je sens une boule chaude irradier mon plexus, bon sang, je me sens VIVRE ! Merci d'être là, de partager. Merci à vous tous d'être là »
.


So goth le graphisme d'Allan...

La carrière d’Allan est donc loin d’être terminée, et les sitcomologues suivront le parcours de cette personnalité hors norme. Et on peut compter sur lui pour refaire parler de lui: « oui j’aimerais être reconnu, avec ce que je fais aujourd’hui. Etre célèbre c’est énormément d’inconvénients mais c’est le prix à payer. Alors oui, j’aimerai redevenir célèbre ».

Il semble évident que le chemin vers un éventuel retour d’Allan au sommet de la scène sera difficile. Il suffit de voir les reportages que consacrent les émissions de Jean-Luc Delarue (Ça se discute) ou Estelle Denis (100%Mag), qui ne mettent guère en avant les qualités réelles d’Allan.

Allan chez Delarue. Il kiffe ça le père Delarue les vieilles stars des 90's ruinées!

Mais Allan peut compter sur le soutien d’une vraie communauté de fans, bien qu’Allan souhaite prendre ses distances, notamment avec ceux qui ont refusé toute évolution: « je fais de mon mieux pour accueillir mes fans comme il se doit. Maintenant, quelqu’un qui reste bloqué sur le passé, je ne vais pas l’encourager. Pas que je veuille effacer le passé mais je suis du genre à avancer. C’est naturel. Définir un fan d’Allan Theo. Je ne sais pas s’il y a des fans d’Allan Theo d’aujourd’hui. Déjà que je ne m’appelais plus Allan Theo ? Comme tu vois, je n’ai jamais réfléchi à ça. Un fan de moi ? C’est mignon comme concept non ?! ».

« je me suis frotté à AB et là j’ai eu l’impression d’être une pucelle fraîchement débarquée dans un sérail»

Toutefois une question peut se poser: pourquoi un article sur un chanteur de boy band dans un blog sur les sitcoms AB ?
Si Allan est un phénomène des 90’s, au même titre qu’un Christophe Rippert ou un Anthony Dupray, peu de personnes savent qu’il a failli lui-même participer à l’épopée des Années sitcoms: « je me suis frotté à AB et là j’ai eu l’impression d’être une pucelle fraîchement débarquée dans un sérail. J’ai sérieusement failli quitter Paris après 15 jours sur place. Mais le destin a fait que finalement j’ai travaillé avec lui (le prod) sur des émissions  et qu’il ne m’a presque plus fait d’avances. Mais une fois star, il ne pouvait plus jouer sur mon intérêt pour le devenir. Ce que j’en retire ? Que l’instinct est la seule chose à écouter. Même si tu passes outre, toujours garder cette petite voix active. Car grâce à elle tu peux prévoir des itinéraires bis ».


Une trogne à se faire sodomiser par un producteur d'AB

Oui, vous avez bien lu, Allan a dû coucher avec un producteur d’AB pour tenter d’obtenir un rôle ! Mais ne comptez pas sur lui pour nous en dire plus: « non mais je suis tenu par le code d'honneur des producteurs et intermittents du spectacle, je risquerais d'ébranler toute la communauté travailleuse ».

Dommage qu’Allan n’ait pu avoir sa propre sitcom. Quand on voit le succès grandissant de la cultissime série basée sur la vie des 2be3, Pour Etre Libre, on se dit que la vie d’Allan aurait mérité cet honneur ! Ceci est d’autant plus vrai qu’un aspect de la personnalité d’Allan ne peut être ignoré lorsqu’on parle de lui: il aime le sexe. En effet chez Allan, musique et sexualité sont intimement liées: « le sexe et la musique. Mes deux neurones ne sont connectés qu’à ça. Le Sexe, y’a rien de mieux. C’est le seul truc magique entre deux êtres. Et on part de tellement loin, on a tellement de barrières, que c’est un bonheur de se s’y « frayer » un chemin. Le reste c’est beaucoup d’emmerdes au fond ».

Dans sa période star des 90’s, Allan a été en effet initié aux plaisirs de la chair. Il a pu multiplier les aventures de toutes sortes. Il nous raconte une anecdote parmi d’autres: « je repense à la fois où j'ai fait un concert à la Réunion. Au premier rang il y avait une petite métisse avec les yeux verts... Un truc de fou. En plein au milieu d'un titre elle s'est penchée par dessus la barrière de sécurité et en tirant sur le col de son T-shirt elle m'a montré ses seins ! Humm un délice !! C'était en 1999... Je me rappelle encore d'elle c'est pour dire !! ».


Se méfier des apparences : cet homme classe est un gros pervers !

« j'ai testé le tantrisme »

Depuis Allan a tout fait, tout tenté: « j'ai testé le tantrisme. Quand je dis tantrisme, je m'arrête aux techniques permettant d'avoir un orgasme sans éjaculation (ce qui est réducteur, le tantrisme c'est plus que ça mais le reste je m'en fous hihi). N'ayant (en général) jamais eu vraiment de problème pour faire durer mon plaisir et pour être en accord avec ma partenaire, je ne m'étais jamais penché sur la question. Pour moi, il était déjà formidable de pouvoir avoir un orgasme ensemble (…), puis j'ai rencontré, à plusieurs reprise, (oui, j'ai pas compris là !) des filles qui pouvaient aisément avoir3, 4, 5 orgasmes consécutifs... Et là, c'était un peu plus compliqué. D'autant qu'il est super difficile de ne pas suivre un fille qui a un orgasme... (les mecs comprendront). Du coup, l'une d'elle m'a donné un bouquin qui traitait des techniques qui permettent d'avoir un orgasme sans éjaculation. En gros, tu as un orgasme mais tu ne passes plus par la phase de repos obligatoire qui fait que ton kiki il redevient tout piti et qu'c'est pas juste... ».

Allan est en fait intarissable sur le sujet: « j'ai un souvenir ému d'une boule de glace au chocolat tronant entre les cuisses d'une miss. J'ai procédé avec délice comme je le fais avec une glace ordinaire, à savoir, pousser avec la langue la glace au fond du cornet... Humm, le résultat fut un cunilingus chocolaté mêlant la chaleur d'un corps à la fraîcheur d'une crème glacée fondante à souhait... Un vrai régal (…), sinon dans le genre j'suis bien bourré, y'a la bouteille de champagne... Avec la petite collerette qui fait du bien aux filles. Surtout si vous faites ça enlevez bien tout le papier alluminium autour du goulot sinon ça va piquer !!! De toute façon, après ça pique alors un peu plus ou un peu moins… ».

Enfin Allan s’est lancé dernièrement dans l’univers du SM, après avoir pratiqué des simulations de viols sur ses petites amies: « bien que la limite entre le mental et le physique ne soit pas toujours bien claire, je me classerais dans le répertoire dominant/soumise. Et par là j’inclus d’amblée la relation sexuelle (ce qui n’est pas le cas pour tous les pratiquants). Maintenant, ce n’est pas non plus à sens unique. Un de mes fantasmes les plus puissants est de me faire violer, aussi bien par une femme que par un homme. Et le côté soumis est la seule sensation vraiment agréable que je retire de mon expérience homosexuelle outre l’excitation de la transgression délibérée. Je pense que c’est aussi ce qui m’excite quand je domine. Le fait de ressentir ce que ma soumise vit.
Il est clair que c’était en moi depuis l’aube de ma sexualité : mon plus vieux souvenir d’un baiser est teinté de domination car ma « victime » ne voulait pas se laisser faire alors que ces yeux me disaient le contraire. Je lui ai forcé la main et elle a semblé très contente de l’expérience. J’avais sept ans. Je ressens encore ce trouble d’alors. Mais comme je l’ai dit dans un autre post, c’est vraiment l’autre qui m’a révélée. Je dois être instinctivement attiré par cette inclination car pour moi, toutes les femmes sont subjuguées par la puissance et aiment perdre le contrôle, à mon bénéfice. Mais je sais que cela ne reflète pas la réalité. Juste que je n’ai pas encore pratiqué avec une femme exclusivement dominatrice. Cependant, même au sein de cette adéquation, toutes les femmes sont différentes. Certaines, plus libérées et/ou conscientes m’ont donné un coup d’accélérateur. Mon ex détestait qu’on l’immobilise alors que j’ai rencontré de nombreuses autres que ça excitait mais ça ne l’empêchait pas d’être déchaînée en se voyant prise comme une chienne dans le miroir de la chambre…


Comment se fait-il qu'Allan ne soit point gay ?!

Certaines femmes m’ont fait comprendre qu’elles avaient une envie d’être dominée mais je n’avais jamais fait mon introspection. J’agissais pour elles plutôt que pour moi. L’exploration de mon Moi « pervers » est très récente et je la dois à la femme qui partage ma vie aujourd’hui. Quand je dis « pervers » comprend-le dans le sens « divergent ». Si tant est que les pratiques sexuelles épanouissantes et riches ne puissent être qu’autre chose que le « missionnaire » selon les règles…

« je n’ai jamais vécu une sexualité aussi épanouissante »

Le dialogue préliminaire est primordial. Dans la relation sexuel de manière générale mais d’autant plus lors de l’exploration des facettes dissimulées. Ça ne marche que dans un cadre de confiance et d’empathie. Je pense que c’est aussi valable pour le sado/masochisme. Moi j’ai besoin d’avoir les frontières de ma chérie clairement définies dans ma tête. Pour que je les respecte et aussi pour que je l’invite à les transgresser. Mais il s’agit d’une invitation. Autant je suis capable d’arriver à être brutal dans l’acte, autant le moindre gémissement qui me met le doute me coupe net. (Parfois c’est dommage mais on a toujours moyen de le savoir pour la prochaine fois). Je ne pourrais jamais supporter les pleurs d’une femme forcée alors que « vivre » le violeur me retourne le cerveau. Tout ça pour dire que je n’ai jamais vécu une sexualité aussi épanouissante que celle que je vis en ce moment au sein de mon couple. Il y a bien sûr le coup de chance qui fait que tu rencontres sur ton chemin une personne qui te complète totalement. Mais je suis convaincu que nous avons appris que nous pouvions nous compléter grâce au dialogue. Je suis persuadé que nombre de personnes vivant en couple cohabitent sans jamais se rencontrer. Juste parce qu’elles n’osent pas parler de ça.
Cet été a été un vrai bouleversement dans ma vie. Ma séparation m’a donné envie de me documenter à nouveau sur le plaisir féminin et c’est la première fois que j’abordais mes partenaires sans la pression de la performance. Avec le besoin de faire du bien. Le plaisir de faire jouir. Le résultat a été incroyable. Déjà parce que nombre de femmes m’ont confié n’avoir jamais connu l’orgasme avec un partenaire (1/3 des femmes est dans ce cas de figure, ce qui veut dire que je suis passé à côté de l’extase de nombreuses femmes avant d’apprendre à réellement dialoguer et gommer ce souci de performance). Mais aussi parce que j’ai exploré avec elles l’extraordinaire capacité du corps féminin à dispenser du plaisir. (J’ai encore fait une découverte hier soir suite à une lecture). Une exploration et des découvertes pour moi et pour elles-mêmes.


Allan Théo, le prince du sexe...


« Et moi, de ce fait, j’ai découvert pleinement et pour la première fois mon côté dominateur/sadique et le plaisir qui en découle»

Ma chérie s’épanouit dans la soumission (ça, elle le savait mais ne l’avait jamais confié) et elle a découvert avec moi son côté masochiste (du coup, je suis allé un peu plus loin que ce qu’elle m’avait offert à explorer). Et moi, de ce fait, j’ai découvert pleinement et pour la première fois mon côté dominateur/sadique et le plaisir qui en découle. Nos débuts ont été assez bouleversants pour moi car lorsqu’elle rentre dans le personnage, elle est parfois totalement en transe, c’est vraiment impressionnant et du coup je rentre à fond dans mon personnage aussi. Il nous a fallu beaucoup de discussions a posteriori pour que je me rassure et que je lui explique dans quel état j’étais parfois - je sais qu’un partie de moi est extrêmement violente et je lui ai confié que j’avais peur de me laisser emporter par mes poussées d’adrénaline au risque de la blesser voire pire - Elle aime cette violence qui m’habite et a bien pris en considération mes craintes et mes malaises vis-à-vis de cette frange de ma personnalité que j’ai toujours refoulée. Ainsi nous avons mis en place des codes. Certaines façons de faire, certains mots vont engendrer sa transe et je sais maintenant qu’elle n’est pas ailleurs (ce qui m’inquiétait au début) que sa possession, malgré le spectacle qu’elle donne, est particulièrement agréable pour elle. J’ai aussi accepté le fait que je suis le maître du jeu, à moi d’enclencher le processus si je suis dans une humeur dominateur et/ou violente ou bien de partager notre extase dans la douceur (ce dont nous avons besoin aussi tous les deux). A partir de là tu comprendras l’importance d’une communication sans zones d’ombres…

Je sais que certains (d’autant plus les sado/maso) passent des contrats. Écrits. Dans lesquels ils déterminent précisément ces codes, les terrains de prédilections, comment s’y prendre et les frontières à ne surtout pas dépasser ainsi que celles pour lesquelles ils ne sont pas trop chauds mais dont la porte reste tout de même ouverte. Un contrat qui détermine aussi la durée pendant laquelle le jeu se déroule etc. Nous, nous avons mis ça en place (et nous continuons) simplement au fil de nos discussions. De plus nous agissons au sein de notre couple, les contrats écrits sont particulièrement judicieux en cas de jeux à plusieurs et/ou avec des inconnus. Ce qui ne veut pas dire que nous n’avons pas clairement définis le cadre en se disant : « d’accord chéri, si je fais ça ou si tu dis ça, je vais être dans cette énergie etc. »

Il faut une grande ouverture d’esprit pour que ça fonctionne. J’imagine certains lecteurs se dire « C’est tordu comme relation, c’est pas bien de prévoir, la relation ça doit se faire sans se poser tout un tas de questions, des contrats ? Mort de rire ! » Car nous sommes remplis de mythes autour de la relation sexuelle qui doit être « magique » où l’on ne doit rien dire au risque de gâcher cette communion sacrée. Nous avons quantités de freins qui nous poussent à rejeter des pratiques personnelles et des façons de faire moins académiques. Il ne faut pas non plus négliger notre héritage judéo-chrétien ou d’autres religions rédigées par les hommes pour contrôler d'autres hommes (rappelons-le quand même). Ainsi que les images du porno et de l’estime de soi vis-à-vis de ces clichés. Et je passe sur les traumatismes du passé, les moqueries, les tabous familiaux etc. Agir outre ces réflexes et ces conditionnements demande un réel effort. Mais le résultat est l’Acceptation de ses penchants quels qu’ils soient, la quiétude de les partager avec l’autre/l’être aimé. Une offrande incomparable et inestimable. Pour un épanouissement et la sensation d’avoir sa place et de vivre au maximum.

« je peux la prendre quand bon me semble, même en pleine nuit, quand elle est occupée, où je veux etc. (Merci les lubrifiants)»

Pour rentrer un peu plus dans les détails. Je ne pensais pas aimer le cuir avant de tomber sur les images du site : lixx.be qu’une charmante demoiselle m’a invité à découvrir. Quand j’ai vu les clichés des menottes en cuir, de ses femmes attachées, j’ai vraiment ressenti une excitation intense. Et ça, je ne le savais pas avant. J’en ai parlé à ma douce, nous avons surfé ensemble et elle m’a confié que ça l’excitait au plus haut point. Du coup, nous avons nos menottes poignets, chevilles reliés par une chaîne. Le premier essai a été spectaculaire… Nous aimons aussi jouer des jeux de rôles. Par exemple : Le patron pervers qui fait passer un entretien d’embauche et qui offre le poste si la postulante accède à tous ses désidérata. Nous rentrons alors totalement dans nos personnages et j’abuse réellement de cette fille avec perversité… Plus récemment, elle m’a avoué être très excitée par une image (d’un de mes nombreux livres) d’une femme attachée à une tête de lit à quatre pattes, les fesses à l’air dont la légende disait : « J’ai honte, dire qu’il va jouer avec mon cul devant tous ses amis ! » Je lui ai infligé une correction comme jamais (elle adore les fessées et quand je dis fessées c’est pas des petites tapes pour délirer, les morsures, les pincements, les mots qui la dénigrent etc.) en lui disant qu’elle était à moi et que je ne l’autorisais plus à être touchée par qui que ce soit d’autre. Ça a été incroyablement intense et je pense qu’elle va faire en sorte de titiller plus souvent ma jalousie à l’avenir. Enfin, les jeux sont innombrables (j’apprends le bondage et ça c’est vraiment un truc terrible !) et parfois violent mais tellement délicieux.

Reste que nous avons passé un accord : Elle est à moi. Elle m’offre sa totale disponibilité. Je peux la prendre quand bon me semble, même en pleine nuit, quand elle est occupée, où je veux etc. (Merci les lubrifiants). Elle ne me repoussera jamais, bien au contraire. Moi je lui ai promis de ne jamais lui dire « pas maintenant chérie ». Même si je suis crevé (de ce point de vue là c’est plus facile pour la soumise qui se laisse faire que le dominant qui doit agir et bander) mais j’ai toujours assez d’énergies pour lui prodiguer les caresses qu’elle adore. Et moi, je suis comblé de lui donner du plaisir. D’être le maître de son corps, de ses orgasmes. Oui, on peut parler de contrat car ce pacte fait partir de notre couple. Je sais qu’elle a besoin d’être dominée et elle explose quand elle a l’impression que je me sers d’elle pour me faire du bien. Et moi ma libido est décuplée car je sais qu’elle est ma soumise, Ma femelle, toujours disponible. C’est une sensation que je n’avais jamais ressentie et qu’il est incroyable de vivre.

Chacun ses aspirations, ses envies, moi j’ai répondu selon les miennes et personne ne peut juger les pratiques sexuelles d’un ou d’une autre. Tu peux trouver d’excellents repères chez des éditeurs comme Tabou ou La Musardine. Je conseille à tous les hommes qui lisent ces lignes (et aussi les femmes, les couples) l’excellent ouvrage d’Ovidie « Osez découvrir le point G » chez La Musardine (6euros…ça vaut vraiment le coup) ainsi que l’excellentissime « L’Orgasme sans tabou » de Linda Lou Paget. (Même ordre de prix). Ensuite il y a pléthore de bons bouquins à lire sur le sexe, le SM, le BDSM etc. ça permet de se situer et d’apprivoiser ses envies. Moi je pars du principe qu’un livre vaut le coup d’être acheté sur le sujet même si je n’en ressors qu’une seule phrase, qu'un seul dessin. C’est déjà un bénéfice énorme pour enchérir le domaine le plus important en ce monde. Pour moi le seul vrai cadeau donné à l'être humain. J’ai décidé d’être toujours dans la quête du plaisir, de nouveaux jeux, alors j’ai chaque fois un nouveau livre sur le sujet qui rejoint ma bibliothèque. J’en parle avec des amies, j’écoute, je partage...

Enfin, pour te rassurer et t’inciter à aller plus loin, sache que je ne pourrais plus revenir en arrière. Ma vie sexuelle avant cet accomplissement me semble tellement fade. Et je vais tout faire pour que mon couple tienne jusqu’à la fin de mes jours.
Comme je l'ai dit, ma prise de conscience est très recente. Même si je "pratiquais" déjà. Et j'ai glissé de Ecoute->plaisir->domination->sadisme. Mais la dernière partie est encore fraîche. Les deniers livres que j'ai achetés "L'art de dominer" "l'art de se soumettre" touchent aussi au Sado/maso ainsi qu'un petit manuel du safe sex dans le SM. Là je dois dire que j'ai découvert un monde nouveau qui m'était totalement étranger. Reste que ce qui m'attire le plus dans ces pratiques de la douleur est toujours fortement connoté domination : fouet, humiliation etc. J'avoue même que l'image d'un homme totalement "bondé" allongé sur le dos avec un femme accroupi sur sa tête qui lui urine dessus m'a causé quelques troubles (dans un bouquin sur le bondage). Mais il y a trois mois, j'aurais jamais imaginer infliger une râclée telle que la dernière que j'ai mise à mon ange... Elle aussi découvre tout ça et cherche à se documenter et nous échangeons nos impressions sur telle ou telle pratique. Je n'ai pas encore trouvé de bâillon qui me plaise alors j'improvise car voir son regard suppliant lorsque j'abuse d'elle est une sensation indescriptible. Alors je m'imagine très bien avec une bougie au dessus de ses seins nus. »

« projet de réaliser un porno »

Allan chante pour la bonne cause avec Fabien Remblier!

Allan Théo est donc bien parti pour nous pondre un cinquième album bien rock, et sexuellement crade. Dans ses cartons, il a aussi le projet de réaliser un porno, qui serait mis gratuitement sur Youporn, ainsi qu’un clip avec Fabien Remblier, ancien de la sitcom Premiers Baisers devenu réalisateur de clip. Allan et Fabien avaient déjà travaillé ensemble, à l’occasion d’une chanson-clip pour combattre l’Alzheimer, produite par le collectif Les Marguerites. Mais on attend toujours leur collaboration qui promet d’être complètement barrée.


Liens :
A écouter, le myspace d'Allan Théo
Le forum de la communauté des fans d'Allan Théo
Par Les sitcomologues - Publié dans : interview - Communauté : Sitcom AB
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Samedi 5 septembre 2009
Que faire quand ton dentier te gratte ?

Petit tutoriel par Anthony Dupray:



Gratter avec la langue et repousse le dentier avec sa seule bouche est une solution provisoire.


Sourire aux autres pour masquer son problème de fausses dents


Surtout retenir sa mauvaise humeur et faire une moue discrète.


Resister à la tentation de le replacer trop visiblement avec les lèvres.



Repousser ses fausses dents à l'occasion du doigt vengeur.




Finalement,ne pas hésiter à y mettre la main complète dès que Rippert a le dos tourné


LES COUPS DE GUEULE ET DE COEUR D'ANTHONY DUPRAY :




* Les prises d'otages : "ça me met dans des états pas possibles". On imagine les "OH" devant sa télé devant le JT de TF1.

* Les enfants maltraités : A ceux qui maltraitent les enfants, Anthony leur répond : "Je vous invite sur un ring". Interdit de rire LA OH.

* Les journalistes : Anthony fait t-il parti des critiques des Mass Media ? Il a lu Chomsky, Bourdieu ? Non, Anthony n'aime pas qu'on le réveille tôt, surtout quand il travaille tard le soir. Pas le faire chier LA OH.

* Les SDF : "Non vraiment, on a pas le droit de laisser les gens dormir dans la rue". Dupray adepte de la méthode Sarko ? En tout cas il fustige "l'argent qui circule". Pas communiste pour le moment LA OH

* Conduire à Paris : à Paris, "tout l'énerve". Non, on s'en serait douté. On imagine Dupray faire des "OH, PUTAIN LA OH" au volant. Du coup on lui a retiré son permis. "Le permis dont je rêvais, on vient de me le sauter..."

* Les critiques : ce message aux langues de vipère trainant dans les boites, est-ce un message aux filles qui ont porté plainte contre lui pour viol ? En tout cas le Dupray aime pas les ragots. Tu m'étonnes qu'il n'aime pas les sitcomologues : "soyez gentil d'arrêter avec vos conneries" !

* Les embouteillages : encore la bagnole. Dupray doit être un "fou du volant". Un nerveux en tout cas, conduite sportive. Ici, il affirme quand même qu'il "comprend' les envies de meurtres lors des embouteillages. Rassurant.

* Les agressions dans le métro : "je trouve que c'est de la méchanceté gratuite".lol

* Les filles intéressées : "c'est dommage"

* La pluie : "pourtant je viens de Normandie"

Mais heureusement Dupray n'est pas tout le temps énervé LA OH :



* Sa famille : "Ils sont vrais." Dupray ne croit pas en la matrice. Normal en 95 elle n'existait pas. Il n'y avait bien que Fabien Remblier pour aller sur internet à cette époque (et David Bowie)

* La boxe : "j'en profite pour passer le bonjour". Non mais il se croit où là ? On ne "passe pas le bonjour" dans une interview.

* Johnny Hallyday : "je l'ai trouvé grand comme une montagne, mais une montagne de simplicité." Tu m'étonnes...

* La moto : "généralement je fais de la moto sur des petites routes". Erf, petite bite va.

* La scène : "c'est impressionnant, fabuleux". Surtout les lives dans des boites de nuit sordides en Norvège...

* l'Amérique : c'était pas comme dans son rêve.

* Les courses de voiture : Dupray est un beauf, autant que ce soit la total. Va pour le karting.

* Le rock'n'roll : "c'est la musique que j'aime, celle qui me fait vibrer". Voilà pourquoi on aime quand même ce type. Tout entier.

* Ma vie : "je la fais tous les jours". Bulot va.

* L'amour : "c'est ce qu'il y a de plus agréable". Venant de la part d'un mec qui sortait sa bite devant les figurantes en disant "suce" on comprend mieux ce qu'il voulait dire par là en fait.

Gravelines, ville qui porte bien son nom, accueille Anthony Dupray. C'est chaud.



Part one :
On entend Dupray qui imite un canard :
"coin, coin"

Puis
Dupray nous fait un "comment?" comme on l'aime !

Ensuite on apprend que Dupray kidnappe des enfants :
_ "une jolie petite jeune fille (hum) qui s'appelle : Aurélie Hénon"
_ "un ptit garçon qui a 7 ans et demi qui s'appelle Mathieu Godron"

(les orthographes des noms ne sont pas surs)

Le tout avec un complice : "Pascal de Delta FM"
Viens ensuite un long moment de solitude avec des gosses, dont un qui lit une fable de la Fontaine.
Puis le pire : Monique, une femme avec un violon qui doit jouer le générique d'Hélène. Mais c'est le bide : "les cordes sont cassées."


Puis la part two :



Cela commence mal pour not' Dupray puisque son micro ne marche pas et c'est la loose total face à Jacky.
Puis il doit se lancer dans un playback que l'on sait à l'avance foireux, Gravelines city oblige. Du coup Tony n'est pas très motivé, se frotte même le nez en signe de malaise. Comparé à l'excitation de la foule devant Christophe Rippert dans la même configuration, Dup' fait pâle figure. Il faut dire que sa chanson plombe l'ambiance, contrairement à "Tu es tout c'que j'aime", The tube pour dancefloor.
Encombré de morceaux du clip pour compenser la rigidité de la perf', notre Dupray s'enfonce. Le plus drôle étant à 1min50, quand Dupray se tourne sur le côté pour regarder une fan, et s'apercevant de sa laideur, revient sur sa position comme si de rien n'était. Pas fou notre Dupray.
La prestation s'éternise, confirmant que Dupray n'est pas très chaud dans une ambiance kermesse-animation de supermarché.
Mais on n'oubliera jamais ce détournement du regard face à cette fan toute moche, parce que c'est pas parce qu'on est de chez AB qu'on doit se taper les boudins.

Live Playback de "Toute la nuit à te regarder"



Tout y est. Le playback, l'anachronisme de la chanson par rapport au lieu, la chanson super calme et intime en plein jour avec des fans surexcitées, les p'tits regards caméra, monsieur l'maire...

Et Anthony qui va embrasser ses fans. La première qui se fout de sa gueule en se ventilant, la deuxième qui lui escroque un baiser (on l'imagine faire des OH !), et la troisième qu'Anthony se dépêche de chercher parce que c'est la fin de la chanson et qu'il aimerait bien en trouver une à son goût pour lui taper un smack.


Anthony Dupray et Johnny Hallyday



Anthony raconte: "J'avais les jambes en coton quand j'ai approché de sa loge avec Sacha, son ami, qui m'a permis d'aller en coulisses, Johnny a posé avec moi pour une photo souvenir. Moi, j'avais l'impression d'avoir des ailes. Même si parfois je me dis qu'il est trop grand, que je n'aurais jamais son punch, l'approcher me donne envie de faire mieux, toujours plus.(...) Forcément, il est comme ça Johnny, simplement magique!"





Le live de Palavas-les-flots par Anthony Dupray :



Live au club do Palavs-les-Flots

Fiche technique :
Date : non daté. Probablement 1994. Ou 1995.
Style : nuque longue, veste noire et tee-shirt bleu. Baskets blanches et fausses dents.
Nombre de mouvements de mèches : 201
Mains dans les cheveux : 6 fois, dont une avec les deux mains.
Sourires débiles avec ses fausses dents : 17
Nombre de doigts tendus vers le public : 11
Nombre de fausses notes : aucune car playback. Toutefois chorégraphie non répétée.
Taux d'alcoolémie : 2 verres de get27, une coupe de champagne.
Signe distinctif : faux cul avec l'équipe du Club Do ("merci, merci; ah ça fait plaisir. C'est vrai c'est vrai. Ah oui").
Corbier le met mal à l'aise et Anthony est stressé car il doit cacher sa relation sexuelle avec Ariane vis à vis de Rémy.
Par Les sitcomologues - Publié dans : Article - Communauté : Sitcom AB
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